Enfants cachés
Septembre 1943 : jour des bombardements de Nantes, deux petits Nantais nés en avril 1935 et juin 1938 arrivent au Boupère avec leur mère. C’est surtout elle, d’origine juive, née Eva Abraham, qui cherche à se mettre à l’abri car elle sent la menace nazie se rapprocher.
Ils sont d’abord hébergés chez les soeurs Sachot dont l’une est patiente de leur père médecin. Puis ils déménagent à l’auberge de la mère Perrin, plus spacieuse. Pendant deux ans, ils vont vivre comme des « petits Vendéens en sabots ». Sauf à l’école où Jacques se fait traiter de « Sale Juif ». Il ne comprend pas l’insulte mais sa mère décide qu’elle fera désormais l’école à la maison.
Les petits citadins découvrent la vie à la campagne avec délice. Le silence des Boupériens les sauvera d’autant plus que le maire, de connivence avec le médecin et le curé, déclarera la commune en état d’épidémie trois fois en deux ans, ce qui éloigne les Allemands.
Jacques et Michel resteront jusqu’en août 1945 car leur mère attend la libération de la poche de Saint-Nazaire, dernière zone de repli des Allemands. Devenus psychiatre et journaliste, ils sont revenus par deux fois au Boupère remercier ceux qui les avaient accueillis.
