Oulmes 1923 – 1944 Morlaàs (64)
Résistant – Fusillé
Né à Oulmes d’un père militaire de carrière, Maurice Gilbert intègre en 1937, à 14 ans, l’école militaire Préparatoire des Andelys, en Normandie où il est enfant de troupe. Son père est tué le 18 mai 1940 près de Saint-Quentin mais sa famille l’ignore jusqu’à ce que ses compagnons d’armes, prisonniers dans un stalag, en témoignent à la Croix-Rouge. Le sort de son père pèse lourdement dans ses choix !
En 1941, Maurice s’engage officiellement dans l’armée au 8e Régiment d’Infanterie de Montpellier. Au printemps 1942, il rejoint De Lattre de Tassigny dans l’école de cadres qu’il vient de fonder, mais en novembre 1942, l’ordre est donné d’arrêter le Général qui a refusé de se soumettre aux ordres de Vichy. L’école est dissoute.
Réfractaire au S.T.O. Maurice quitte Montpellier. Il se cache dans une ferme à Saint-Lézer (65), près de Vic-en-Bigorre. L’homme qui l’héberge est un Espagnol réfugié qui a fui la guerre civile. Pendant près de 18 mois, Maurice aide aux divers travaux de la ferme où il fait la connaissance d’Armande, sa fiancée. Il entre dans l’Organisation de Résistance de l’Armée et rejoint les F.F.I. au sein du corps franc Pommiès en octobre 1943.
Le 10 juillet 1944, Maurice et ses compagnons maquisards, cachés dans une ferme de la commune d’Hyguères-Souye (64) sont encerclés, très probablement dénoncés. Plusieurs sont abattus, d’autres capturés puis fusillés à Morlaàs, Maurice est l’un d’entre eux. Il est, comme son père, « Mort pour la France ».
Il n’a que 20 ans.
