Sainte-Hermine 1900 – 13 mars 1945 Dora
Résistant – Déporté
Originaire de Saint-Hermine, marié et père de deux enfants, Georges Oger, forgeron, 42 ans, s’engage avec son frère Élie, peintre, dans la Résistance.
Tous deux rejoignent le réseau Cohors-Asturies et intègrent une équipe de parachutages et de cache d’armes. Les deux parachutages d’armes ont lieu entre Sainte-Hermine et Saint-Aubin les 15 et 19 juin 1943. Vers 19 heures, arrivent les messages en alexandrins de Radio-Londres « Comme au jour de sa mort, pompeusement parée » Les petits groupes balisent le terrain avec des lampes électriques. Après des signaux lumineux entre le sol et l’avion, les gros conteneurs métalliques sont réceptionnés, cachés puis inventoriés. La discrétion n’est pas vraiment au rendez-vous.
Comme ses camarades, Georges Oger est arrêté le 21 septembre 1943 et emprisonné à Poitiers. De Compiègne, il est déporté à Buchenwald et enfin Dora dès le 16 février 1944. On l’affecte au kommando d’Harzungen, au chantier B3 où il creuse de nouvelles galeries. Malade et affaibli, il est envoyé au mouroir de la boelckle-kaserne le 26 février 1945 où il meurt le 13 mars.
Son frère Élie, entré à Dora à la même date, sera rapatrié.